Fenêtre sur ville

Lavillestunmulticouloir

Prolégomènes 2

La ville est un multicouloir, autant qu'une fenêtre, pour tous les gens qui vont et les automobiles. Les choses qui professent d'être liées par des racines, végétales ou de terre, en fer ou de béton, liées au lieu tournant autour d'elles, se trouvent chacune au centre de la ville, fin et commencement de son multicouloir. La ville est donc aussi multicentre immobile, qui contraste avec la fureur de ses déplacements, car l'arbre, l'herbe, les maisons, n'ont jamais aboli l'errance. Les humains, qui ne cessent d'arpenter ce multicouloir, ont aux bêtes, qui sur leurs jambes grêles ne vont pas non plus sans souffrance, interdit la divagation. Mais il en est, chats, poules nourries de peu, qui se dérobent à cette condition, ainsi que les espèces sauvages pour qui la ville n'est qu'un trou au sein des espaces que l'on dit verts, comme elle l'est pour moi-même, bien que différemment.

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